Joris, Louis… Le harcèlement change de visage, jamais ses conséquences.

OREMIS exprime sa profonde émotion après la mort de Joris Laurencin. L’association adresse ses pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par ce drame.

Quelques jours après avoir pris la parole à la suite du décès de Louis, OREMIS est une nouvelle fois amenée à rappeler une réalité que nous  ne pouvons plus ignorer : le harcèlement et les violences répétées continuent de briser des vies.

À ce stade, les circonstances de ce décès font toujours l’objet d’investigations judiciaires. OREMIS respecte pleinement le travail de la justice. Au-delà des conclusions qui seront établies, une question demeure : combien de victimes, combien de familles devront encore être confrontées aux conséquences des humiliations, du rejet, des discriminations ou du harcèlement avant que ces violences soient pleinement reconnues comme une urgence collective ?

OREMIS rappelle

Que le harcèlement peut prendre de nombreuses formes. Il peut être physique, verbal, psychologique, numérique ou s’appuyer sur des discriminations. Le racisme, sous toutes ses formes, constitue une atteinte à la dignité humaine et ne peut être toléré.  Lorsqu’il s’exprime par des insultes, des humiliations, des intimidations, des exclusions ou des violences répétées, il peut également constituer une forme de harcèlement.

Les violences répétées ne doivent jamais être banalisées. Elles fragilisent durablement les victimes, altèrent leur santé mentale, leur confiance en elles et peuvent avoir des conséquences dramatiques. Chaque insulte, chaque humiliation, chaque exclusion ou intimidation doit être prise au sérieux.

OREMIS rappelle également que la prévention demeure le moyen le plus efficace de protéger les jeunes. Le repérage précoce des situations de harcèlement, l’écoute des victimes, la prise en compte des alertes et l’accompagnement des témoins sont essentiels pour éviter que des situations de souffrance ne s’aggravent.

Le racisme, comme toute forme de discrimination, ne relève jamais d’un simple « conflit » ou d’une « plaisanterie ». Lorsqu’il est répété, toléré ou ignoré, il participe à un climat de violence qui isole les victimes et porte atteinte à leur dignité. Le combattre est une responsabilité collective.

OREMIS appelle

À une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs : établissements scolaires, familles, associations, collectivités, services de l’État, professionnels de santé, forces de l’ordre et citoyens.

Chaque témoin, chaque adulte référent, chaque institution a une responsabilité. Aucune humiliation répétée, aucun propos discriminatoire, aucune situation d’isolement ne doit être considéré comme anodin. Le silence, l’indifférence ou la banalisation permettent à ces violences de perdurer.

OREMIS exprime tout son soutien à la famille de Joris et souhaite que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame dans le respect du travail de la justice.

L’association poursuivra son engagement auprès des jeunes, des familles et des professionnels afin de prévenir toutes les formes de harcèlement, de discrimination et de violences, et de promouvoir une école fondée sur le respect, l’inclusion et la dignité de chacun.

Contacts presse :

Louis DURUT – louis.durut@oremis.fr

Laurine FAUVEL – laurine.fauvel@oremis.fr

Théo BONNET – theo.bonnet@oremis.fr

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